ronce

nom scientifique: Rubus fruticosus aggr.

famille: Rosaceae

statut: local

floraison: 5-8
intérêt pollinifère[0;5]: 3
intérêt nectarifère[0;5]: 3

propriétés / indications thérapeutiques:

astringente, cicatrisante, antidiarrhéique, diurétique, hypoglycémiante, dépurative, anti-inflammatoire, antioxydante, anti-infectieuse /
troubles gastro-intestinaux, diarrhées, brûlures d’estomac;
hémorroïdes;
troubles respiratoires, rhume, enrouement, gorge irritée, toux;
affections bucco-dentaires, aphtes, gingivites, inflammation des gencives;
diabète;

utilisations:

infusion: 3-4 [cs/l] (cuillères à soupe par litre) de plantes (feuilles sèches) – porter à ébullition de l’eau froide – laisser infuser ~ 8-10 min.,

contre-indications / précautions d’usage:

particularités: (source : Books of Dante – 2017)

« Une très longue histoire unit l’homme à la ronce : dès les temps néolithiques (il y a au moins 8000 ans), l’homme préhistorique se repaissait de ses fruits comme l’attestent des dépôts de graines découverts dans différents sites européens. Goûter ce que la Nature met à notre disposition n’est cependant pas sans danger, mais c’est ainsi que sont déterminées les découvertes utiles à l’homme. Ces savoirs, bien qu’oubliés de la plupart de nos contemporains, en particulier ceux qui sont nés en milieu urbain, n’ont pas pour autant été abandonnés des gens de la campagne, ils se sont même perpétués, car il n’y a pas encore si longtemps, l’homme suffisamment proche de la Nature, appliquait le principe du test qui « est facile à comprendre. Tu prends une fleur [de ronce] dans la bouche, ça dessèche, y’a plus d’salive »1. C’est ainsi qu’il fut remarqué que la mûre est nutritive tout en étanchant la soif, et que les pousses de ronce, que les enfants bretons grignotaient en allant à l’école ou en gardant les vaches, faisaient ainsi découvrir au palais leur astringence, c’est-à-dire cette capacité qu’a une substance de resserrer les tissus trop lâches et manquant de tonus. D’un point de vue médicinal, c’est en remontant à Hippocrate et à Théophraste que l’on rencontre les premières indications. Ce phénomène d’astringence est bien connu, de même que les propriétés antihémorragiques et anti-diarrhéiques de la ronce. Écoutons Dioscoride : « la décoction des rameaux resserre l’intestin et l’utérus ; les feuilles mâchées raffermissent les gencives, écrasées elles s’appliquent sur les ulcères pour les cicatriser, sur les hémorroïdes, sur l’épigastre pour calmer les maux d’estomac ». Il ajoute que la décoction des fruits, en gargarisme, soulage les diverses irritations de la gorge. En quelques lignes, voici donc brossé le portrait thérapeutique de la ronce qui fait effectivement la part belle à l’astringence, que cette plante doit surtout à ses tanins. »